"L'Union européenne devrait favoriser... l'utilisation des patrimoines criminels confisqués au bénéfice de la communauté" cit. Commission européenne contre le crime organisé

mardi 6 novembre 2012

Verdict du procès pour trafic de faux billets

Voir "Xeno" dans le petit dictionnaire énervé de la mafia
Procès d'un vaste trafic de faux billets
Le procès d'un trafic de faux billets d'euros, sur fond de mafias italienne et russophone, s'est achevé par des condamnations devant le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes) .

Le réseau avait été découvert, par hasard fin 2010, lors d'écoutes téléphoniques mises en place par les policiers qui enquêtaient sur une affaire de proxénétisme aggravé. En quelques mois, les investigations avaient pu déterminer qu'un trafic de faux billets était organisé par plusieurs personnes de la communauté arménienne vivant à Nice et Menton et présumées liés à des réseaux mafieux. Les premières arrestations étaient opérées lors d'une transaction à Menton, le 2 mars 2011.

Un père et son fils, "Roubo" et "Garen", sont notamment soupçonnés d'être au coeur du trafic qui concernait principalement des petites coupures de 10, 20 et 50 euros, selon l'accusation. Les deux individus seraient les principaux intermédiaires entre leurs clients et le fournisseur présumé de faux billets, un Franco-Italien fiché comme membre de la camorra, sous le coup d'un mandat d'arrêt en Italie et qui serait secondé lui aussi par son fils. Les faux billets, achetés en moyenne trois fois moins cher que leur vraie valeur, étaient écoulés, par le biais d'autres intermédiaires de la communauté arménienne sur la Côte-d'Azur mais aussi dans la région lyonnaise ainsi qu'en Belgique et en Allemagne. Certains suspects ont reconnu des transactions pouvant aller jusqu'à 20.000/30.000 euros, d'autres réfutent totalement leur implication dans ce dossier. Le montant du trafic est estimé à plusieurs dizaines de milliers d'euros en faux billets. En savoir plus...

lundi 5 novembre 2012

Revue du GRASCO

Voir le petit dictionnaire énervé de la mafia
Chantal Cutajar, directrice du GRASCO (Groupe de Recherche et Action sur la Criminalité Organisée) et professeur à l’Université de Strasbourg (cf.La confiscation : le mot d'une spécialiste française) commence l'édito de la revue du GRASCO :
"Le démantèlement d’un vaste réseau franco-suisse de blanchiment de trafic de drogue mettant apparemment en cause plusieurs notables, dont une élue locale de Paris, un avocat, un marchand d’art, des dirigeants d’entreprises, un dentiste... est riche d’enseignements :...."

samedi 3 novembre 2012

FLARE sur Radio Canada... et sur France 2

Fabrice Rizzoli de FLARE et le petit dictionnaire énervé de la mafia sur radio canada
Société
Le samedi 13 octobre 2012



Petit dictionnaire énervé de la mafia et de l'Antimafia
et de l'Antimafia

« On lutte mieux contre la mafia si on la connaît bien. » Joël Le Bigot s'entretient avec Fabrice Rizzoli, auteur du Petit dictionnaire énervé de la mafia et représentant en France de l'ONG FLARE (Freedom Legality and Rights in Europe), premier réseau associatif européen contre le crime organisé.

Décoder les mécanismes
Avec ce dictionnaire, Fabrice Rizzoli espère faire tomber les stéréotypes séduisants au sujet de la mafia et surtout, militer en faveur des outils qui permettent de lutter contre la mafia. Si le film Le parrain donne une image fascinante de la mafia, il n'empêche que le fils du parrain tue son frère.

La meilleure des punitions
Le crime organisé existera toujours, mais l'Italie a mis en place des outils qui sont fort efficaces et sans doute uniques au monde. D'abord, il y a la transparence de la démocratie. Ensuite, il y a une loi adoptée en 1982 sur la confiscation : si un bien est le fruit d'un crime, on le confisque! En 2010, on a confisqué des biens (maisons, champs, bateaux, etc.) d'une valeur de 6 milliards d'euros. Cela vaut aussi pour les complices des mafieux (cf. La confiscation : le mot d'une spécialiste française).

Selon Fabrice Rizzoli, ce qui fait encore plus mal à la mafia, c'est de réutiliser les biens confisqués à des fins sociales. Ainsi, une maison a été transformée en centre de formation à l'agriculture, activité principale en Sicile.

Référence
Le Petit dictionnaire énervé de la mafia est publié aux Éditions de l'Opportun. Il peut être commandé par Internet>>

Audio-vidéo : L'entretien avec Fabrice Rizzoli 

Le Reportage de France 2 :

 

vendredi 2 novembre 2012

Règlement de comptes à Marseille : deux morts, un rescapé

Voir "Narcotrafic" dans le petit dictionnaire énervé de la mafia
Marseille
Deux jeunes gens ont été abattus dans une voiture, jeudi en fin après-midi, rue du Pèbre d'Ail, près de l'avenue de l'Escadrille Normandie-Niemen, dans le XIVe arrondissement de Marseille.Il s'agit probablement d'un nouveau règlement de comptes.Depuis le début de l'année, la cité phocéenne déplore ainsi 23 morts, la plupart dans les quartiers nord. Des assassinats liés généralement au trafic de drogue dans ces cités réputées très chaudes.

Les deux victimes, âgées d'une vingtaine d'années, se trouvaient à bord d'une Clio noire de location quand elles ont été attaquées. Le conducteur, originaire de la cité de la Castellane (15e arrondissement), et son passager sont décédés sur le coup après avoir été atteints par des projectiles de gros calibre, probablement tirés par une Kalachnikov et un pistolet de gros calibre.
Un troisième homme a réussi à fuir et donner l'alerte. Lire la suite...

Une vidéo sur le trafic de drogue à Marseille :

mercredi 31 octobre 2012

Tentative de meurtre contre la fille d'un gangster

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Discothèque de la vicitme
La jeune gérante de discothèque sortait de chez elle. Blessée aux jambes, elle s'est réfugiée à la gendarmerie.Quelques passants s'interrogent, interpellés par cette grosse BMW noire aux vitres fumées, qui bloque l'entrée de la gendarmerie de Peyrolles. En apercevant un impact de balle, impeccable, dans la vitre du conducteur, ils détournent les yeux et pressent le pas. Pas loin de là, un hélicoptère du Samu s'est posé dans la petite cour de la brigade territoriale de Peyrolles. Il quittera les lieux vers 14h, après que les secouristes auront chargé un brancard dans l'appareil. Avec une jeune femme blessée aux jambes par des tirs d'arme à feu.Aurélie Merlini, 28 ans, est tout sauf une inconnue dans le coin. Gérante de la discothèque Le Gloss à Oraison (04), la jeune femme se trouvait seule à bord du véhicule, sortant de son domicile à Peyrolles-en-Provence, quand elle a été prise en chasse par une voiture. "On a tiré sur la voiture à plusieurs reprises, comme en attestent les impacts. Certains sont situés sur la partie haute de l'habitacle", mentionne une source bien informée. En savoir plus... 

Et si la discothèque devenait un centre culturel? 
Contre les biens mal acquis : la réutilisation des biens confisqués
ou Contre le crime organisé : pour une confiscation-redistribution

dimanche 28 octobre 2012

Les petites mains de la mafia écoulaient de faux billets

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Billets contrefaits
Recrutés sur Internet en Lituanie par la mafia, ils partaient écouler de faux billets de 100  Euros en France. Six hommes ont été condamnés, hier, en leur absence.
Les petites mains du trafic international de faux billets de 100 € se sont évanouies dans la nature. Sans grande surprise.
Leur procès programmé hier devant le tribunal correctionnel de Poitiers ne ressemblait pas à grand-chose : aucun des six prévenus n'était là et un seul avocat, désigné quelques jours plus tôt, s'est présenté.
En une bonne heure, la justice a examiné le dossier lourd de cinq tomes et rendu sa décision. Le gros travail réalisé par la section de recherches de Poitiers a certes débouché sur des condamnations, mais aucun prévenu n'était là pour s'expliquer et écouter la sanction. Les six prévenus, arrêtés en deux vagues en décembre 2008 et février 2009, avaient été remis en liberté par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Poitiers ou remis aux autorités lituaniennes.
Les magistrats avaient alors estimé qu'il n'y avait pas de raison de maintenir en détention plus longtemps ces simples comparses chargés d'écouler les faux billets produits par la mafia lituanienne dont on ne sait rien des " gros bonnets ". Lire la suite...

Karim Boughanemi au coeur d'un "grand flop judiciaire"

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Karim Boughanemi
Faux témoin au procès de la tuerie des Marronniers, il était jugé hier à Aix.

"Je ne suis plus le Karim Boughanemi, rentré en prison en 2006. J'ai fait du chemin en détention, je reconnais les crimes que j'ai toujours niés". Entouré de gendarmes équipés comme des porte-avions dans le box du tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, ce Marseillais qui a grandi à La Savine a tout du représentant du "grand milieu du banditisme", comme dit la présidente.Un look, d'abord : 1,83 mètre, une carrure forgée à la fonte dans les salles de musculation des maisons d'arrêt. Une attitude aussi. Karim Boughanemi ne répond que lorsqu'on lui a retiré les menottes et une fois que, dans un geste de cinéma, il a lentement retiré son blouson. Mais c'est surtout son casier judiciaire qui lui vaut le "label" du grand banditisme.

Il est libérable en juin 2019. Sa cote médiatique est à la hausse depuis qu'il s'est placé au coeur d'une incroyable affaire de subornation de témoins, durant le procès d'Ange-Toussaint Federici. En savoir plus...


Une vidéo sur le trafic de drogue à Marseille :

FLARE en Corse

Voir les "solutions" dans le petit dictionnaire énervé de la mafiaInchiesta du 24/10/12 - "Violence, un mal corse"

L’assassinat d’Antoine Sollacaro est le 15ème de l’année en Corse. Ce drame a suscité d’importantes réactions dans le monde judiciaire, mais aussi politique dans l’île et sur le continent et ce jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Comment enrayer cette situation ? Les solutions proposées par le gouvernement sont-elles adaptées ? La Corse a-t-elle franchi un pas de plus vers la dérive mafieuse ? Toutes ces questions seront abordées dans INCHIESTA sur la violence en Corse, une émission co-présentée par Sébastien Tieri et Antoine Albertini.

Invités :
- Jean-Sébastien de Casalta, avocat au barreau de Bastia
- Jacques Follorou, journaliste auteur "Les parrains corses"
- Fabrice Rizzoli, chercheur, auteur "Petit dictionnaire énervé de la mafia". En mai 2012, Fabrice Rizzoli avait été l'invité du magazine Cuntrastu consacré aux mafias et à la lutte contre le crime organisé. Représentant du réseau FLARE qui propose des solutions contre le crime organisé : 
L’arme qui peut tuer la mafia : la réutilisation des biens confisqués

Cliquez ici pour voir l’émission : Inchiesta

vendredi 26 octobre 2012

Trafic par hélicoptère : 24 renvois en correctionnelle

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Vingt-quatre hommes, dont Francis Castola, considéré comme proche du grand banditisme corse, ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel dans une vaste affaire de trafic de drogue par hélicoptère entre la France et l'Espagne, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
En revanche, Antoine Cossu dit "Tony l'Anguille", figure du grand banditisme marseillais reconvertie dans l'écriture de polars, qui avait été interpellé et mis en examen en décembre 2011, a bénéficié d'un non-lieu au terme de l'instruction du juge marseillais Philippe Dorcet.
L'affaire avait démarré fin septembre 2010 avec l'interpellation par la PJ de Nice, sur une aire d'autoroute près de Narbonne, de plusieurs suspects, dont Francis Castola, en possession de 4,8 kilos de cocaïne.
Un hélicoptère était parallèlement saisi près de Cadix en Espagne, dont le pilote était mis en examen peu après, l'appareil ayant servi à acheminer la drogue depuis le Maroc. Ensuite, les membres du réseau auraient organisé son transport en France dans des véhicules "go-fast" aux caches sophistiquées. En lire plus...
 

Une vidéo sur la corse :

45kg de cocaïne saisis près de Fréjus

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Frontière Franco-Italienne
Les douaniers ont saisi près de 45 kg de cocaïne dans un véhicule particulier à la frontière franco-italienne, du côté français du tunnel de Fréjus en Savoie. La valeur marchande de cette saisie est estimée à 2,7 millions d'euros sur le marché de revente, ont précisé les douanes.

Les douaniers ont découvert, le 17 octobre peu après minuit, les 44,86 kg de drogue dans différentes caches aménagées dans la voiture conduite par un homme originaire des Balkans. "Il a fallu près de 9 heures aux agents de douanes pour extraire plus de 40 paquets de stupéfiants des diverses caches aménagées du véhicule", précisent les douanes.
Le conducteur a obtempéré à l'ordre d'arrêt donné par les douanes et le contrôle de ses bagages n'a d'abord "permis aucune découverte notable".
Selon les douanes, ses "agents ont toutefois décidé de poursuivre leurs investigations. La fouille totale du véhicule a duré une grande partie de la nuit et permis la saisie de plus de quarante paquets de drogue", selon la direction des douanes.

"Le chauffeur a été remis aux services de police" de la police judiciaire de Lyon "à l'issue de la procédure douanière". L'enquête est menée par la Juridiction interrégionale spécialisée de Lyon. En savoir plus...