FLARE Network fin le 31/12/2015 FLARE est mort! Vive Crim'HALT! L'association pour impliquer la société civile contre la criminalité
"L'Union européenne devrait favoriser... l'utilisation des patrimoines criminels confisqués au bénéfice de la communauté" cit. Commission européenne contre le crime organisé
lundi 12 juillet 2010
Mafia? Nein Danke ! (Mafia, non merci !)
samedi 19 juin 2010
Confiscopolis à Paris
lundi 7 juin 2010
L’Antimafia à la Radio Parisienne
mardi 1 juin 2010
Meudon : violence programmée?
Hier après-midi, un nouvel affrontement a opposé les bandes. Un jeune homme de Clamart, âgé de 18 ans, a été passé à tabac à coups de pied, de poing et de barre de fer, non loin du supermarché Carrefour Market, avenue du Général-de-Gaulle à Meudon. Victime d'un sévère traumatisme crânien, il a dû être conduit de toute urgence à l'hôpital sous escorte policière. Il était un peu plus de 16 h 30 quand l'affrontement a commencé avec « une trentaine de jeunes », selon une source policière. Le jeune homme a d'abord été pris à partie avant d'être frappé. Quand le Samu est intervenu, il était « à terre et dans un sale état », témoigne un badaud. Hier soir, on ignorait encore l'origine précise du conflit, qui s'inscrit au moins dans une logique de territoire. Depuis plusieurs semaines, les forces de l'ordre observent de fortes tensions, qui pourraient être liées, selon la police, à un trafic de cannabis. Un lien avec une récente fusillade ?
Le deal ne serait pas étranger à la fusillade de Meudon du 23 mai, que la police judiciaire des Hauts-de-Seine est chargée d'élucider. Ce qui n'est pas évident, puisque personne ne veut parler. Aucun témoin ne s'est fait connaître et la victime elle-même, un homme de 25 ans, refuse de livrer le moindre renseignement qui mettrait les policiers sur la piste du ou des tireurs. Au soir du 23 mai, ce jeune homme marche dans la rue Gabriele-d'Annunzio, non loin de chez lui, quand il reçoit quatre balles de gros calibre. Trois dans les jambes et une dans la main droite. Visiblement, l'agresseur n'avait pas l'intention de le tuer mais il a tout de même utilisé du gros calibre. Malgré l'omerta, les enquêteurs poursuivent les investigations. Quant à l'enquête sur la rixe d'hier, elle démarre tout juste.
samedi 22 mai 2010
Hommage à Giovanni Falcone - Paris
mercredi 19 mai 2010
Jumelage de la Légalité et de l'Espoir !
Pour eux pas question de faire appel aux institutions pour régler leur problème de violence au quotidien… Dans un troisième temps, les élèves ont réinventé la fin de l’histoire de Nino en atelier (sans la présence du spécialiste du crime organisé). Leur implication dans cet exercice démontrerait combien la rencontre avec cet outil pédagogique (BD plus équipe pédagogique) fut important pour eux.
En conclusion : il ne faut attendre aucun résultat concret et immédiat de ce type d’intervention. Au mieux, des graines germent dans l’esprit de ces gamins ; des graines utiles au cours de leur vie de grand adolescent comme d’adulte.
mardi 11 mai 2010
Gifle à la Mafia (Schiaffo alla Mafia)
samedi 8 mai 2010
A la place du Kebab : un centre culturel
mardi 1 décembre 2009
Lobbying Antimafia à Bruxelles
dimanche 1 novembre 2009
Etats généraux de l’antimafia 2009
Dans le cadre de ma participation aux Etats-généraux de l’Antimafia à Rome (2009), voici la communication proposée :
LE TRAFIC DE CANNABIS EN FRANCE (english)
De l’inefficacité des politiques répressives dans un pays où la consommation de cannabis s’est banalisée alors que les peines pour consommation de stupéfiants sont les plus sévères d’Europe.
Préambule :
La jeunesse française n’est pas « à la dérive » mais la consommation du cannabis s’est banalisé et ce malgré la progressive augmentation des saisies de cannabis au cours de ces 20 dernières années.
1. Les faits :
Les sources concernant les filières du trafic de cannabis (la résine et non l’herbe) en France sont peu nombreuses. Elles proviennent de l’OCTRIS (l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et des Nations Unies. Elles sont essentiellement de nature quantitative parce qu’elles sont établis à partir des saisies1.
De ce point de vu, la France se place à la seconde place de l’Union européenne derrière l’Espagne (670 tonnes saisies en 2005) pour la quantité de cannabis saisi2 :
Les chiffres des saisies :
1990 : 21 tonnes
1997 : 67 tonnes
2004 : 107 tonnes
2005 : 85 tonnes
2007 : 50 tonnes
2008 : 74 tonnes
La quasi totalité de la résine provient du Maroc (pays qui produit 80% de la résine de cannabis fumée en Europe).
Cependant, seule 15% de la résine de cannabis qui arrive en France provient DIRECTEMENT du Maroc3. Les 85% restant proviennent d’Espagne en raison de la position géographique de l’Espagne qui est une lieu de passage privilégié.
La résine suit le parcourt suivant :
Elle est produite dans la région du Rif4 puis arrive dans les ports d’Agadir et de Casablanca pour emprunter la voie océanique ou dans les ports de Tanger et de Nador pour emprunter la voie méditerranéenne.
15% de la résine arrive directement dans les ports du Havre, de Nantes, et de Bordeaux. Le reste de la résine arrive en Espagne par tous les moyens navales possibles (barques de fortune, navires marchands, mini hors-bords…)
Une fois le 85% de la marchandise restante arrivée en Espagne, les trafiquants la font voyager par la route. La majeure partie du cananbis transitent par camion « T.I.R. ». En effet, 57 tonnes saisies de cannabis sur les 85 de 2005 l’ont été sur ces camions.
Les autres tonnes sont en partie acheminées par les « go fast » qui sont un des moyens d’approvisionnement des trafiquants des quartiers dit sensibles en France. Les « go fast » sont les moyens d’acheminement les plus médiatisés ce qui participe à la stigmatisation des « cités » de banlieues.5
2. Le problème : une répression qui concerne essentiellement la vente au détail
Le cannabis est la drogue la plus trafiquée. Il recouvre à lui seule la moitié des interpellations pour trafic de stupéfiants6. Par exemple en 2008, 71% des interpellations concernaient le trafic de cette substance7.
Le problème est que les saisies concernent dans 8 cas sur 10, des quantités inférieures à 20 grammes!
La majeure partie des arrestations concernent des cas de revente au détail voir des personnes qui consomment et revendent, soit 67% des 13.000 trafiquants8.
En 2008, en France les interpellations pour trafic de cannabis par rapport aux précédentes années sont en forte augmentation avec 19.685 interpellations9.
Ce sont donc les réseaux locaux les plus exposés à la répression. Il existe peu de sources quant à ces réseaux, même si une étude propose une typologie en trois catégories10 :
-Le modèle familial
-Le modèle « entrepreneurial »
-Le réseau de proximité, constitué souvent de cessions gratuites.
D’après cette étude, le réseau de proximité est le plus répandu au sein de la jeunesse française, même si ces trois réseaux sont perméables. Les réseaux de proximité peuvent se transformer en modèle d’entreprise et vice et versa.
Ces réseaux locaux d’approvisionnement montre une grande flexibilité face à la répression. En cas de démantèlement d’une structure, la capacité de régénération est très forte.
Le chiffre d’affaires du trafic de cannabis en France est évalué entre 745 et 832 millions d’euros pour l’année 2005. Cette estimation est calculée à partir d’une étude croisée selon les déclarations des sommes dépensées par les consommateurs.11
Pour conclure :
Du point de vue de la santé publique, la banalisation est un problème sérieux. En dépit d’une forte répression, le cannabis est devenu un produit très disponible (très présent sur le marché) et très accessible (facile à trouver).
Du point de vue géo-criminel, derrière les petits et moyens réseaux d’approvisionnement qui subissent la répression, se cache la criminalité organisée française basée en Espagne puisque 3/4 du cannabis saisi, passe par l’Espagne via camions.12
Comme elle est organisée, la répression enrichit le crime organisé français au lieu de l’affaiblir.
Quelques pistes pour améliorer la situation en cliquant su ce lien : Contre les mafias : la régulation publique de la drogue
1 Michel Gandilhon, Abadalla Toufic, Helène Martineau, Povenance et fillière de trafic in Cannabis, (données essentielles sous la direction de jean Michel Costes (2007) Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, 2005, p. 66_72, www.ofdt.fr 2 Octris (Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants) 3 OCTRIS, Usage et trafic des produits stupéfiants en France en 2005, Paris, Ministère de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire, Direction nationale de la police nationale, Direction centrale de la police judiciaire, 2006, 123 pages. 4 Région du Nord du Maroc où se concentre la culture du cannabis, couvre environ 20.000 m², ce qui représente 2.7% de la superficie totale du royaume du Maroc, et 6% de la population. A cheval sur 5 provinces, elle est traversée d’Est en Ouest par la chaîne montagneuse du Rif. 5 D’après les groupes d’intervention régionaux (GIR), le dispositif anti-trafic créé en 2002, 5.4 tonnes ont été récupérées depuis 4 ans dans les « banlieues » françaises 6 Voir note de bas de page n°3 7 http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/produits/cannabis/offre-1.html#aff_rech 8 En 2005, une proportion qui reste stable depuis la fin des années 1990 9 http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/produits/cannabis/offre-1.html#aff_rech 10 S. Aquatias, « Achat et vente de cannabis au niveau local », in : Cannabis: Quels effets sur le comportement et la santé, Paris, INSERM, Coll Expertise Collective, 2001, p. 403-415 11 Voir note de bas de page n°1. Pages 74-75 12 Voir note de bas de page n°1. Page 64



